Lundi, le 26 octobre 2020

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Historique

Historique

Créé par décret présidentiel N° 99/230 du 04 octobre 1999 et réorganisé par décret présidentiel N° 2005/309 du 1er septembre 2005, le Bureau Central des Recensements et des Études de Population  (BUCREP)) est un Établissement Public Administratif doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Le BUCREP est placé sous la tutelle technique du Ministère chargé de la population et sous la tutelle financière du Ministère chargé des finances. Son siège est fixé à Yaoundé.
Le BUCREP tel qu’il apparait aujourd’hui est la traduction de la volonté des pouvoirs publics de disposer d’un outil de mesure et d’analyse des faits sociodémographiques dans une conjoncture caractérisée par la demande croissante et diversifiée des indicateurs de développement, de lutte contre la pauvreté, de bonne gouvernance et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Toutefois, pour mieux appréhender le processus qui a abouti à la création du BUCREP, il faut se référer à l’historique des recensements et des études de populations au Cameroun.

Avant l’indépendance
Pendant le période coloniale, tous les essais de dénombrement effectués dans la partie orientale du Cameroun avaient pour principal objectif le recrutement de la main d’œuvre et l’imposition.
A partir de 1945, les procédés de recensement sont passés du dénombrement nominatif par famille au recensement individuel.
D’autres recensements s’inscrivant dans le cadre des recensements généraux des populations non originaires des territoires d’Outre mer ont été réalisés au Cameroun en 1946, 1951, 1957.
Dans la partie occidentale du Cameroun, il existait, avant l’indépendance des comptages de population et un recensement démographique classique qui a lieu dès 1953, en même temps que le Nigeria.
Les recensements classiques menés avant l’indépendance ont fourni à l’Administration locale les caractéristiques sociodémographiques des populations touchées. Cependant, ils n’ont pas pu être généralisés et la pratique des recensements administratifs isolés et indépendants s’est perpétuée.
Des 1959, le Gouvernement Camerounais adhère au Recensement Mondial de la Population et de l’Agriculture recommandé par les Nations Unies. Cependant, certaines difficultés matérielles et pratiques ont étalé le projet sur plusieurs années, qui a pris dès lors, une option régionale. Cette première série d’enquêtes régionales a été suivie par des recensements ou enquêtes sur Yaoundé et Douala, par un recensement administratif de type particulier en 1966-1967 et par d’autres recensements localisés effectués par l’ Institut de Formation et de Recherche démographiques (IFORD) pour des besoins académiques.
La période antérieure à l’indépendance a été marquée par une absence totale de données sur les mouvements naturels et les caractéristiques quantitatives et structurelles de la population. Les rapports coloniaux, les recensements administratifs, statistiques ou l’état civil de l’époque ne donnaient que des évaluations des effectifs de la population, souvent incohérentes d’une année à l’autre.

Après l’indépendance
Dans les années soixante, le Cameroun a été couvert par une série d’enquêtes démographiques classiques qui ont permis de disposer, pour les zones enquêtées d’un certain nombre de données démographiques et sociales.
En 1967-1968, le Ministère de l’Administration Territoriale a réalisé un recensement administratif qui couvrait l’ensemble du territoire, pendant une période commune et une fiche identique a été mise pour toutes les régions. La Direction de la Statistique a fourni un appui en personnel. La documentation qui en a résulté a été l’une des principales références des données démographiques du Cameroun avant le recensement de 1976.
Face à la nécessité de mieux appréhender le développement économique et social et d'avoir une connaissance quantitative et structurelle de la population, il est devenu nécessaire d’organiser un recensement. Cela l’est d’autant plus que les Nations Unies préconisent la réalisation des recensements dans les années 70.

Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1976
L’organisation du 1er Recensement Général de la Population et de l’Habitat du Cameroun qui prend corps à la suite de la décision du Conseil des Chefs d’Etats, du 18 décembre 1970, portant approbation du programme d’observation permanente des faits démographiques UDEAC - TCHAD, est formalisée par le décret N° 73/757 du 6 décembre 1973 portant institution du Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Ce décret institue également des organes pour la coordination, le contrôle et l’exécution des différentes opérations du Recensement. Au niveau central. Il est crée le Conseil National, organe suprême de décision, dont les travaux sont préparés par un comité technique sur la base de documents techniques élaborés par la Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, sous la direction du Coordinateur  National du Recensement. Au niveau provincial se trouvent les comités provinciaux soutenus techniquement par les superviseurs provinciaux et complétés par le personnel technique de terrain.

La mise en place du Bureau Central du Recensement Démographique et de l’Habitat
Le décret N° 73/757 du 6 décembre 1973 portant institution du Recensement Général de la Population et de l’Habitat met en place des organes pour la coordination, de contrôle et d’exécution des différentes opérations du Recensement. L’opération devait s’articuler sur les structures existantes de la Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, notamment la Sous-Direction des Etudes de Population à qui incombait l’organisation et la réalisation du recensement.
En raison des chevauchements divers constatés, il s’est avéré necessaire qu'une nouvelle structure administrative soit créée, afin de garantir une utilisation rationnelle du personnel technique au niveau central, et de rendre autonome les activités du Recensement vis-à-vis de celles de la Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale.
Devant la nécessité de disposer  d’une structure autonome pour les travaux du recensement et l’insistance des Nations Unies d’avoir un organe exclusivement consacré aux activités du recensement, le Gouvernement camerounais a sollicité une mission du Programme Africain de Recensement pour l’étude de la mise en place d’un Bureau Central du Recensement, dont la création devait assurer l’existence d’un organisme national responsable sur le plan technique de l’exécution du projet.
Le deuxième Recensement Général de la Population et l'habitat de 1987
Le 2ème RGPH est placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT). Un conseil National assisté d’un Comité Technique arrête les orientations générales des actions à entreprendre par le projet. Une Direction Nationale assure l’exécution des travaux du 2ème RGPH, réalisé en avril 1987.

Références réglementaires
Décret N° 99/230 du 04 octobre 1999 portant organisation et fonctionnement du Bureau Central des Recensements et des Études de Population ;
Décret N° 2000/291 du 13 octobre 2000 portant nomination du Président du Conseil d'Administration du Bureau Central des Recensements et des Études de Population ;
Décret N° 2000/292 du 16 octobre 2000 portant nomination du Directeur Général et du Directeur Général Adjoint du Bureau Central des Recensements et des Études de Population ;
Décret N° 2001/020 du 1er février 2001 portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Bureau Central des Recensements et des Études de Population.
Décret N° 2005/285 du 30 juillet 2005 portant nomination du Président du Conseil d'Administration du Bureau Central des Recensements et des Études de Population ;
Décret N° 2005/309 du 1er septembre 2005 portant réorganisation du Bureau Central des Recensements et des Études de Population.

 

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